Présentation
du projet

La multiplication et la mobilité des dispositifs de visionnement (ordinateur, téléphone, tablette, téléviseur connecté), l’offre abondante de séries et le rôle croissant que jouent les recommandations des algorithmes des plateformes de VàD dans les parcours de visionnement ont considérablement modifié les pratiques de visionnement (Lotz, 2017). Aujourd’hui, l’expérience de visionnement des séries est ainsi plus intime pour les jeunes adultes, même lorsque qu’elle s’inscrit dans un espace public, le visionnement connecté de séries favorisant la création d’espaces (Kuhn, 2013), plus ou moins immersifs où les individus peuvent se déposer et être affectés (Pink et al., 2018 ; Thoër et Niemeyer, 2023).

L’évolution des pratiques de visionnement en ligne, via les plateformes de visionnement à la demande notamment, est de plus en plus documentée dans la littérature. Les recherches mettent ainsi men évidence une plus grande autonomie des publics dans le choix des contenus, le rythme et la durée du visionnement (Thoër, Boisvert et Niemeyer, 2022). Mais la façon dont les individus regardent concrètement ces contenus en ligne, leurs installations, la façon dont les pratiquent engagent le corps, leur inscription dans les temps du quotidien restent encore mal cernées (Combes, 2013). Pourtant, ces installations et autres conditions de la pratique de visionnement participent à l’expérience de visionnement en tant que telle (Thoër et Niemeyer, 2023), contribuant à ancrer et matérialiser l’expérience émotionnelle (Ahmed, 2014).

Objectif du projet

L’objectif de ce projet est de mieux cerner les conditions et expériences de visionnement de séries des jeunes adultes, âgés de 18 à 35 ans et vivant au Canada. 

Nous visons dans un deuxième temps à réaliser une exposition qui permettra de témoigner de ces conditions et expériences de visionnement. L’objectif est  aussi de renouveler les représentations médiatiques présentant les conditions de visionnement des jeunes adultes dans les médias.

Ce projet est financé conjointement par le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) – Subvention Savoir 2020-2024 et le département de communication sociale et publique de l’UQAM. Il a reçu l’approbation du comité éthique de l’UQAM (à venir).